< Retour

Les perturbateurs endocriniens et toxicologie réglementaire

Ouvert aux médecins de toutes spécialités

DR JOËL SPIROUX

MÉDECIN GÉNÉRALISTE – EVREUX

planJAPON
horlogeDU 14 au 23 NOVEMBRE 2020
> Séjour : 4 090 € TTC
> Formation : 690 € TTC
> Chambre indiv : 380 € TTC
PROGRAMME «AU CŒUR DES TRADITIONS». Paradoxe à l’usage des voyageurs : c’est parce que le Japon est un vieux pays qu’il est en avance sur son temps. Grand écart permanent entre hyper modernité et héritage que l’on découvrira tout au long du séjour. Kyoto, l’ancienne capitale, est aussi une ville contemporaine. Elle a le charme de ce qui se situe hors du temps, mais aussi celui de la jeunesse. Dans les Alpes japonaises, on explore Matsumoto et Takayama, le Japon des daïmios et des onsen, les bains thermaux traditionnels. Tokyo, la capitale de l’archipel et l’une des capitales du monde. On explore là, l’un des tissus urbains les plus denses qui soient ; aujourd’hui et demain y semblent interpolés par la vitesse et la connectivité et pourtant, un jardin, un temple, un petit magasin, un restaurant restituent tout à coup le calme et l’équilibre d’un autre âge. Plaisirs des contrastes donc.

Les perturbateurs endocriniens et toxicologie réglementaire « Découvrir, comprendre, agir »
Les Perturbateurs Endocriniens (PE) font irruption dans le monde médical depuis la toute fin du XXème siècle. Actuel élément clé de la médecine environnementale, les PE sont issus, principalement, de la chimie organique et minérale de synthèse, développée à base du pétrole depuis la fin du XIXème siècle. Ils se retrouvent dans de très nombreuses familles de produits chimiques toxiques comme les dioxines, PCB, bisphénols, phtalates, HAP, composés polybromés, perfluorés, les pesticides, certains métaux lourds (Hg, Cd, Ars, Pb, Br), les phytos œstrogènes et les médicaments hormonaux… Ce sont des xénobiotiques qui sont répandus par milliards de tonnes depuis le milieu du XX siècle dans l’environnement. Ils ne se reproduisent pas mais se bioaccumulent. Ils sont sélectionnés pour être stables et ils dérèglent la messagerie cellulaire qui assure la communication entre cellules du vivant. Les PE perturbent l’axe hypothalamo- hypophysaire qui dirige l’ensemble de la régulation de toutes nos glandes endocrines. A ce titre, ils sont capables d’interagir avec notamment avec la fonction reproductrice, c’est dans ce domaine qu’ils ont d’abord été reconnus. Les fonctions, thyroïdienne, surrénale, pancréatique, le système immunitaire, le métabolisme, la croissance, le développement, n’échappent pas à leurs impacts. Par ailleurs, du fait des interrelations étroites de l’hypothalamus avec le système nerveux central et neurovégétatif, les PE peuvent engendrer des troubles importants sur le système nerveux.
Par ailleurs, les PE ont des caractéristiques chimiques particulières qui font que la toxicologie classique n’est plus apte à les appréhender et à permettre de définir des Doses Journalières Admissibles (DJA) apte à protéger la population et les écosystèmes dont nous dépendons. En effet, avec les perturbateurs endocriniens, la dose ne fait pas le poison, vieux principe qui date du moyen âge et qui nous vient de Paracelse. Les PE ont la possibilité d’être dangereux à de très faibles doses et aussi à des périodes particulières de la vie, en particulier pendant l’embryogénèse. D’autre part, ils peuvent agir de génération en génération, sans modification génétique, sans que les générations successives aient été mises en contact avec le produit. C’est ce que l’on appelle « l’épigénétique ».
Les sources d’exposition (exposome) sont nombreuses, difficiles à maîtriser, tandis que les conséquences biologiques et médicales sont encore mal appréhendées car très complexes à étudier. En effet, les dangers des PE nous concernent tous, tant ces produits se trouvent potentiellement partout, dans tous nos lieux de vie, maison, travail, extérieurs ainsi que dans tous les milieux, air, eau, sols… Ainsi, les produits de consommation courante (aliments, eau…), l’air que l’on respire contiennent des PE. Nous sommes face à une pollution environnementale de première importance.

En conclusion, la formation proposée vous permettra de « découvrir et comprendre » les impacts des PE sur la santé de la population et des écosystèmes dont elle dépend. L’objectif étant que vous soyez apte à « agir » c’est-à-dire, vous protéger et aussi à prévenir vos patients. Chemin faisant, nous aborderons la question des pesticides et leurs impacts sur la santé. Inévitablement, je vous parlerai de l’épigénétique, réel changement de paradigme en termes de santé, de toxicologie et aussi du microbiote colique dont la presse parle beaucoup. Ce serait notre deuxième cerveau…

La formation se déroulera lors du voyage en 2 sessions de 3h* 

  • Séance de travail N°1 : Lundi 16 Novembre de 19h à 22h
  • Séance de travail N°2 : Jeudi 19 Novembre de 19h à 22h
  • Visite d’un établissement de santé local + présentation du système de santé du pays : date précise définie ultérieurement

* Dates susceptibles de modification selon programme définitif